Les taxis de Pékin

Publié le par Hesiem

Les personnes qui ont eu la chance de passer au moins une journée à Pékin au cours des 10 dernières années ont certainement mis les pieds dans un taxi pékinois, les fameux Xiali (夏利) rouge (même couleur que le drapeau du pays… on est à Pékin), ces petites voitures made-in China dans lesquelles ont peut même pas allonger les jambes surtout si on est assis derrière la cage de protection du siège du conducteur.

 

 

Je me suis d’ailleurs toujours demandé qui devait protéger la cage : Le conducteur ou bien les passagers ? Ca peut sembler anodin une telle question mais l’expérience montre que ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air.

 

3 catégories de Taxi à Pékin :

 

1.       Le Xiali (夏利) : 56% des taxis de Pékin

C’est donc les minuscules taxi rouges qui parcourent la ville. Certains diront que les conducteurs de ce type de taxi ont des « gueules » et ne comptez pas sur moi pour m’attarder sur ce détail. La course débute avec un minimum de RMB 10 (+1 pour les courses entre 23h et 5h) et au-delà de 4 km le compteur s’incrémente de RMB 1.2 toutes les 5mn. Par exemple, pour une course débutant de Yansha (燕莎) et finissant dans les environs de Dianmen (地安门) près des lacs, il vous en coûtera environ RMB 14. Le Xiali se décline aussi en bleu et vert.

 

2.       Le Fukang (富康) : 40% des taxis de Pékin

Tiens voilà la voiture qui fait honneur au constructeurs français – La Citroën ZX. Alors que les chinois rêvent de conduire Audi A8 et autres BMW séries 7, Citroën n’a pu mieux faire que d’être représenté dans la Capitale par cet ancêtre de voiture qu’est la ZX. Même si son introduction en Chine remonte à plusieurs années, c’est pas très sexy comme image en 2005. Le chauffeur de mon patron m’a tout de même avoué une fois que s’il devait choisir entre une grosse cylindrée d’importation et une ZX il choisirai la ZX. Et pourquoi ? Parce qu’il est plus facile de se procurer les pièces de rechanges en cas de panne. Manque de pot, les Audi et belles allemandes elles ne tombent pas souvent en panne. Fini l’aparté, les ZX sont légèrement plus spacieuses que les Xiali : La course débute aussi avec un minimum de RMB 10 (+1…) et ensuite c’est RMB 1.6 toutes les 5mn au-delà de 3 km.

 

3.       Le « taxi noir » (黑出租车) et les autres :

Le « taxi noir » c’est le taxi illégal ou vrai-faux taxi qui facture à la tête du client. Il n’est pas forcément noir de couleur mais il a la fâcheuse tendance de ne pas délivrer de reçu (发票 – Fapiao) et vous entube sur la course si vous avez la tête d’un occidental. J’ai un collègue de bureau qui s’est fait facturer RMB 1000 la première fois qu’il est venu à pékin pour une course entre l’aéroport et le bureau alors que normalement ça ne coûte pas plus de RMB 60. Il avait pourtant un beau Fapiao comme reçu, mais c’était un faux. A éviter, sauf si vous connaissez les tarifs des courses.

 

A la fin de l’année 2003 on comptait officiellement environ 64,000 taxis à pékin. Le nombre de Xiali a nettement diminue à la fin de l’année 2004 avec plus de 10,000 petites voitures parties à la casse.

 

Le renouveau c’est les models Hyundai Sonata et Elantra qu’on voit de plus en plus dans les rues de Pékin. Qui s’en plaindra ? C’est confortable, ça roule vite et ça ne sent pas mauvais (pas encore) à l’intérieur, tout le contraire du typique Xiali.

 

(Cliquez sur ce lien pour ouvrir la vidéo)

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Publié dans Spleen

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