Coup de gueule !
Séance de travail avec mon patron et un de nos consultants chinois et pour une nouvelle fois, je me retrouve dans la position inconfortable du traducteur. Traduire du français / anglais au chinois n’est jamais un exercice facile pour une personne dont le chinois n’est pas la langue maternelle, mais on arrive toujours à se débrouiller sauf si le thème est très technique. La difficulté avec mon boss se situe à plusieurs niveaux :
1. Lorsqu’il s’exprime en anglais (parce qu’il aime bien montrer qu’il manie la langue de Shakespeare), il est difficile pour un Français de comprendre ses propos, ce qui demande un effort de décryptage. Donc imaginez la tête du Chinois qui n’y comprends rien et qui est très content de voir les propos traduis (décryptés).
2. Les phrases à traduire sont soit trop courtes (pas de sens), soit trop longues (interlocuteur noyé dans un imbroglio d’idées juxtaposées).
3. Impatience caractérielle et l’absence totales d’emphase envers l’interlocuteur Chinois.
4. Absence de ligne directrice (on parle souvent de tout et de rien mais les dossiers n’avancent guère).