Retour sur une semaine bien chargée
Lundi soir sur le coup de 7h du soir je passe récupérer mon billet davion pour Paris. Jattends plus dune demi-heure dans le hall dattente avec la secrétaire qui me demande dêtre patient car le porteur (DHL local nest pas encore arrivé). En effet, comme il me racontera dans lascenseur, le pneu de la roue avant de son vélo a crevé sur la route et il a du faire la réparation lui-même. Mon billet pour la France en poche, je file dans un resto Taiwanais retrouver un ami et manger ensemble avant mon départ.
De retour chez moi en fin de soirée, je profite de la nuit pour faire ma valise et faire un peu de rangement dans mes affaire. Je ne dors pas de la nuit ce qui savère une stratégie payante car une fois dans lavion, je squatte trois sièges vides et une fois mon repas avalé je mallonge et dors quasiment toute la durée du voyage. Arrivé à Paris je prend la navette qui memmène en ville et je me mets à la recherche de mon hôtel. Une fois arrivé, je pose mes affaires et je fais un repérage des lieux et de lemplacement des bureaux ou jai RDV le lendemain. Je passe la soirée en compagnie dune ami Taiwanaise travaillant à Paris et de son petit ami français. Nous dînons ensemble dans un restaurant sur les Champs-élysées. Cétait cher et franchement pas bon.
Mercredi, je passe ma journée avec mes nouveaux collègues qui me présentent leurs méthodes de travail et divers règles internes en relation avec mes futures fonctions. Ce qui minterpelle, cest que la mentalité de ses personnes est franchement différente de celle de mes anciens collègues. Cest le jour et la nuit. Chez mon précédant employeur, cétait le règne de lhypocrisie, de la rumeur, avec des collègues prêts à vous planter un couteau dans le dos des que loccasion se présente. Dans ma nouvel société, jai en face de moi professionnels, des personnes bienveillantes, prêtes à partager linformation et qui ne se soucient que dune chose : trouver le meilleur moyen de travailler ensemble dans lintérêt de la société malgré la distance et le décalage horaire qui sépare Paris et Pékin. Une fois mes divers entretiens terminés, je file à la gare de Lyon pour sauter dans le 1er TGV. Arrivé à Lyon il est déjà 22h et sur la route jen profite pour écouter la retransmission du match de lOL en coupe dEurope. Dailleurs je débarque à la maison pour le coup de sifflet final. LOL a gagné 3:0 à lextérieur.
Jeudi. Je ne fais pas grand chose
je reste avec mes parents. Des amis de la famille passent à la maison. Soirée scrabble chez un pote, et pour la première fois de ma vie je gagne une partie de ce jeux.
Vendredi. Visite chez ma grand-mère à la maison de retraite. Je me demande si elle sait encore qui je suis malgré linsistance de mon père à répéter mon prénom. Retour à la maison, ma mère ma fait une belle choucroute que japprécie à sa juste valeur. Dans laprès-midi nous descendons à Lyon faire du shopping et macheter une paire de chaussures car à Pékin, impossible de trouver quoi que ce soit qui me plaise. En soirée, nous filons chez une ami bordelaise qui viens demménager à Lyon où elle travail pour un cabinet davocats. Javale les coupes de champagne aussi vite que les verres quon me servait pendant le nouvel an chinois. Ensuite, avec un ami denfance présent à cette petite soirée on file ensemble retrouver des amis qui sapprêtent à sortir en boite. On alignera deux bouteilles de whisky pendant les quelques heures passées en boite. Cest la première fois que je prends du plaisir dans cette boite (Limprévu) ce qui confirme la remarque que je me suis fait à moi-même : Ce nest pas tant le lieu qui importe mais le cercle damis qui vous entoure.
Samedi. Réveil en urgence à 10h du mat avec ma mère qui me presse car jai un train à prendre à 10h51. Cest la course, et malgré le trafic sur la route jarrive à lheure pour chopper le TGV. Jai la gueule de bois et je me presse jusquau wagon-restaurant pour commander de leau bien fraîche. La tête me tourne mais je suis heureux dêtre dans le train et je retourne meffondrer dans mon siège. Apres 2 heures de train on arrive finalement à laéroport CDG. Jai trois heures à tuer avant le décollage. Au moment de lenregistrement, jen oublié de demander un place coté dun hublot dans lavion. Je me dirige vers la porte dembarquement, et achète LExpress dont la une porte sur laffaire Gaymard. Lheure de départ se rapproche et lembarquement débute. Une fois dans lavion je découvre que ma place se situe au milieu, entre deux personnes
Super ! Je repère trois sièges libres et je saute dessus en espérant que ces places nont pas été attribuées. Mais malheureusement le 737 dAF est plein comme un uf et je me résigne à rejoindre mon siège. Pendant les 10h davions et malgré le manque de sommeil, lalcool encore présente dans mon sang et malgré les somnifères que je prends, je ne vais quasiment pas dormir pendant le trajet.
Nous arrivons finalement à pékin, et je peux enfin mextraire de cet avion. La classe éco, cest lhorreur. On est mal assis et on peut presque pas bouger. Je suis content de pouvoir métirer et de replacer mes vertèbres.
Ciel bleu sur pékin. Je rentre à lappartement épuisé et je dors toute la journée. Sur le coût de minuit, je sors manger dans une restaurant ouvert 24h sur 24h.
Fin de la semaine.
