Un verre d'erguotou
A pékin, il y a une chanson à la mode : 一杯二锅头 (yi bei erguotou). Un verre derguotou comme le dis la chanson, lalcool de riz au goût amer et au degré dalcool avoisinant bien souvent les 60 degrés. Pourquoi parler de ça ? Tout simplement parce que jai le refrain dans la tête et que ça me rappel les beuveries du nouvel an chinois. Cette année, présent à Pékin pendant la période je nai pas pu échapper aux invitations de la famille de ma copine
et jai donc participé à un nouvel an chinois en présence de chinois. Le soir du nouvel an sest déroulé en comité restreint et a été assez calme par contre le lendemain, jen ai pris pour mon grade.
Assis à une des deux table circulaires et bien encadré par la copine et sa mère jai été la cible dincessants ganbei (cul sec) tout au long du repas. Autant ça ne me dérange pas de picoler un vendredi ou un samedi soir en boite, mais les repas trop arrosés ça passe toujours difficilement. Faut dire que dans la famille de la mère il y a 6 surs (et autant de maris) et un grand frère. Ajoutez les papys et mamys, les cousins, etc. ça fait du monde et du bordel autour des tables. Et moi dans tout ça jai du endosser le rôle de linvité étranger au sens propre du terme. Tradition oblige, jai bien trinqué avec tous les membres de la famille
une fois, deux fois, et même plus que ça avec un des oncles un peu plus roublards que les autres qui minvitais à trinquer toutes les 5 minutes. Cétait un as celui-la
Il devait être pas mal imbibé car au milieu du repas il commençait déjà à embrasser les surs de sa femme et à pincer des fesses. Quand cétait pas lun, cétait lautre qui minvitais à trinquer, et en fin de compte jai certainement passé plus de temps à boire quà manger pendant le repas. A un moment deuphorie je demande sur le ton de la plaisanterie à un des cousins quelle qualité il est nécessaire davoir pour être accepté par la famille, et lui de me répondre : 只要他能陪我喝酒都行 (zhi yao ta neng pei wo he jiu dou xing) ce que lon peut traduire par « quil puisse me suivre dans ma soûlerie, cest tout ce que jexige ! »
