What’s up man ?

Publié le par Hesiem

Vous connaissez les what’s up man ? Non il ne s’agit pas de la dernière grosse nouveauté musicale découverte par Julien Delerue.

Si vous connaissez un peu Pékin pour y avoir résidé ou simplement passé quelques jours, vous avez certainement eu l’occasion de tomber sur eux… ou plutôt, il ont du vous tomber dessus quand vous êtes passé dans Sanlitun pour boire un verre ou sortir avec les amis un soir de week-end. Eux aussi, ils battent le pavé pour se faire des tunes, mais ils ne vendent pas le même genre de rêve. Ça change un peu du traditionnel « Lady Bar, Massage (prononcé ma sa ji), Sex Sex (sai ke se) », mais au final on s’en lasse assez rapidement.

Classiquement ça se passe comme ça : Tu te ballades tranquille dans Sanlitun et tu te fais accoster par un black qui n’hésites pas à te barrer discrètement le chemin et te tendre une poignée de main amicale (censé te retenir si tu t’arrêtes et tombes dans le piège) qui s’accompagne de la phrase clé : What’s up man ?

Soumis à une telle question en provenance d’un inconnu, on est souvent un peu pris au dépourvu surtout quand on à la main prise dans l’étau de notre nouvel ami. S’en suit une autre phrase classique sensé amadouer la peur irrationnelle du petit blanc : Where are you from ?

Alors forcément, là on s’imagine qu’on a vraiment de la chance de vivre à Pékin car on arrive même à se faire de nouveaux amis dans la rue. On déchante assez vite car la 3e phrase annonce la couleur : You need some shit ? Là, l’interrogation n’est plus possible, à moins d’être un lapin de 3 mois, on sent bien qu’on est tombé dans la relation Client – Fournisseur. Chacun est libre de continuer cette conversation qui peut mener vers la conclusion d’une transaction et si on doit en rester là, notre nouvel ami ne nous en tiendra pas rigueur, prêt à déployer sa stratégie commerciale vers de nouveaux horizons… Un peu sec cette approche commerciale. Un client ça se travail dans le temps, surtout quand l’offre est pléthorique.

Victimes de leur succès sous la forme what’s up man, ils ont fini par adopté cette appellation comme appellation contrôlée. Seront-ils un jour copié par les chinois qui, fidèles à leurs habitudes, casseront le marché en proposant des prix défiant toute concurrence (et la qualité dans tout ça…) ?

Vous avez besoin de quelque chose, les what’s up man sont la pour vous fournir.

Hesiem, Beijing (Chine)




Publié dans Sanlitun

Commenter cet article

Pedro 24/10/2007 06:10

Comme le dis Mister M'Barek, ce sont les nigérians qui tiennent le trafics de Sanlitun.Et à Shanghai, entre People Square et Nanjing Lu, il semblerait que ce soit des kazaks ou en tous car des centres asiatiques.Reste a comprendre pourquoi chaque année, lors de la journée mondiale de lutte contre la drogue, des chinois sont pendus sur les places publiques de tout le pays, et que ces mecs là gardent pignon sur rue sans avoir trop de probleme......Il m'a semblé avoir vu l'un des boss nigérian l'année passée.Sortant de sa grosse bagnole comme un rappeur américain. C'était là ou il doit encore y avoir des travaux: prennez Sanlitun vers le sud, pile en face de vous, barre d'immeuble, derrière: travaux. Mais à part ça ils sont plutot sympas. Bonne semaine!Pedrohttp://lemondeselonpierre.over-blog.com/

Nico 01/07/2006 02:39

Non mais sinon et la playmate de beijing alors? Paske bon, les Wazzup men ça fait diversion qu'un temps hein...

m'barek 30/06/2006 07:01

salut je suis d accord avec le commentaire precedentles nigerians vont une fois par semaine au commissariat de sanlitun payer une commission.

MrSel 30/06/2006 01:42

Ce n'est plus une antenne de police... c'est désormais un relais du fisc, qui touche sa comm' sur les deals :)

Aixue 29/06/2006 14:36

Oups... maucaise manip... Ils ont meme la carte de visite, moi je dis, c'est la classe !