Un verre d'erguotou

Publié le par Hesiem

A pékin, il y a une chanson à la mode : 一杯二锅头 (yi bei erguotou). Un verre d’erguotou comme le dis la chanson, l’alcool de riz au goût amer et au degré d’alcool avoisinant bien souvent les 60 degrés. Pourquoi parler de ça ? Tout simplement parce que j’ai le refrain dans la tête et que ça me rappel les beuveries du nouvel an chinois. Cette année, présent à Pékin pendant la période je n’ai pas pu échapper aux invitations de la famille de ma copine… et j’ai donc participé à un nouvel an chinois en présence de chinois. Le soir du nouvel an s’est déroulé en comité restreint et a été assez calme par contre le lendemain, j’en ai pris pour mon grade.

 

Assis à une des deux table circulaires et bien encadré par la copine et sa mère j’ai été la cible d’incessants ganbei (cul sec) tout au long du repas. Autant ça ne me dérange pas de picoler un vendredi ou un samedi soir en boite, mais les repas trop arrosés ça passe toujours difficilement. Faut dire que dans la famille de la mère il y a 6 sœurs (et autant de maris) et un grand frère. Ajoutez les papys et mamys, les cousins, etc. ça fait du monde et du bordel autour des tables. Et moi dans tout ça j’ai du endosser le rôle de l’invité étranger au sens propre du terme. Tradition oblige, j’ai bien trinqué avec tous les membres de la famille… une fois, deux fois, et même plus que ça avec un des oncles un peu plus roublards que les autres qui m’invitais à trinquer toutes les 5 minutes. C’était un as celui-la… Il devait être pas mal imbibé car au milieu du repas il commençait déjà à embrasser les sœurs de sa femme et à pincer des fesses. Quand c’était pas l’un, c’était l’autre qui m’invitais à trinquer, et en fin de compte j’ai certainement passé plus de temps à boire qu’à manger pendant le repas. A un moment d’euphorie je demande sur le ton de la plaisanterie à un des cousins quelle qualité il est nécessaire d’avoir pour être accepté par la famille, et lui de me répondre : 只要他能陪我喝酒都行 (zhi yao ta neng pei wo he jiu dou xing) ce que l’on peut traduire par « qu’il puisse me suivre dans ma soûlerie, c’est tout ce que j’exige ! »

 

Publié dans Spleen

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Benoit 26/04/2005 14:18

Clair, pour ma part j'ai truc pour LA situation ou on sait que le baijiu ne va pas passer : (reveil, avec des tripes de porcs, avec la gueule de bois me concernant...)
le verre de thé à coté au tier remplis
un fois le ganbei passé, prendre delicatement le verre de thé et recracher tt doucement en faisant mine de boire...

Louis Selapa 26/02/2005 18:44

Ca me rappelle exactement une soirée que j'ai vécu ! Mais, c'était avec du Maotai qui est nettement meilleur que l'Erguotou...

Jonathan 25/02/2005 21:02

Il est vrai qu'il vaut mieux refuser d'amblée ce genre de proposition sous peine de n'en plus finir...
Bien heureusement je ne bois pas et lors de ma participation à un mariage j'avais dû trinquer au thé et au coca avec l'ensemble des 6 tables, car comme vous l'avez si bien dit le "xiao faguo pengyou" est très prisé dans ce genre de soirées encore plus imbibées d'alcool qu'un baba au rhum.
Il faudra bien que je me mette à rouler sous les tables avec mes futurs clients si c'est si c'est si bon pour les affaires comme le dit si bien Hesiem :D

Amimi 25/02/2005 10:17

Aiya! Yes, I know Jambon, Huotui, etc. Daniel here, Nacer! Originally, I wanted to use "un ami" as my nickname for leaving message here, but you are "un ami" and Jambon is "un ami" of Hesiem's. So I changed it a little bit. It's "Amimi". I know it sounds silly, however, I feel funny. :P

As to the impoliteness of refusing "ganbei", hmm....... I don't know how to deal with it. I have to be grateful for the kind understanding from the people I met in some certain occation that needs drinking. They didn't give me too many troubles.

Hesiem 25/02/2005 01:43

Nacer, désolé d'avoir effacé un de tes commentaires. On va mettre ça sur le compte d'une erreur de manipulation. Si t'as le temps, réécris le.