Le droit de vote

Publié le par Hesiem

Tout le monde en rêvait, les banques chinoises l'on fait ! Comme l'a déjà décrit Julien dans cette note, les banques chinoises sont équipées depuis quelques mois d'un petit boîtier censé permettre aux clients de donner une note aux guichetiers qui sont normalement dévoués à servir le peuple comme on dit ici (Serve the people - 为人民服务).

Donc par une fin de matinée ensoleillé je me pointe à la Bank of China. C'est certainement pas celle qui offre le meilleur service mais elle a l'avantage de se trouver dans le bâtiment où je travail. Comme toujours à cette heure de la journée il y a plus de 20 personnes qui attendent munis de leurs tickets. Donc j'attends… j'attends… et j'attends encore. Au lieu d'attendre bêtement, j'en profite pour aller déjeuner, mais d'autres clients préfèrent rester à attendre, attendre, et attendre encore.

Repu, je retourne à la Bank of China. On appel le numéro 68 au guichet 8. C'est moi. Le guichetier est là qui attend. Il ne doit pas être très heureux de faire son travail et il tire la gueule. Ca doit être communicatif car tous les employés font la gueule quand ils servent les clients. A croire que le client n'est pas le bienvenu à la Bank of China. Le service n'est pas génial mais pour une fois je ne me fais pas envoyer chier lorsque je demande pourquoi je dois payer une taxe quand je change des EURO en RMB. Cette question, je la pose souvent car je trouve quand même pas très normal d'avoir à payer une taxe sur le change (cette taxe n'existait pas il y a 6 mois), déjà que le taux de change offert par la banque n'est pas très avantageux. Mais le guichetier ne se démonte pas et m'explique avec beaucoup patience les raisons d'une telle taxe. Cela me suffit pour penser que je dois remercier d'une façon ou d'une autre ce guichetier qui fait son travail de manière aussi professionnelle. J'en viens donc au sujet qui nous concerne : Le vote. Ici, c'est comme à la Shanghai Pudong Development Bank, le choix est limité : 1. Super; 2. Boffff; 3. Pas terrible. J'appuie sur le bouton "Super" mais la machine n'a pas l'air de réagir car aucune des lampiottes ne s'allume. Je regarde mon guichetier qui comprend que je veux lui remettre une bonne note et qui glisse une mais sous le bureau… avec l'interrupteur allumé ça marche forcément beaucoup mieux.

Vous avez donc pigé… Si vous voulez saquer un des gars de la Bank of China, mieux vaut laisser tomber le truc du boîtier. C'est du pipoooo ! Brailler un bon coup ou sortir son opinel et tailler dans le gras restent encore les solutions les plus radicales.

Hesiem, Beijing (Chine)

Publié dans Bank of China

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Hesiem 22/11/2005 15:22

Delphine, quand tu as commencé à parler d'ésotérisme j'ai bien cru que tu allais me sortir quelque chose de très Œ»áŽò¿ªÔÄ...

Delphine 22/11/2005 14:11

Ah oui, je crois avoir vu ce même type de boitier dans une banque française, la BNP... j'ai pas osé m'en servir car ça m'a paru très ésotérique, dans le genre de ces appareils gadgets où on pose sa main et le verdict est donné, à savoir si on compatible avec son ou sa petite amie... un truc de ce goût-là.
Je n'ai pas testé mon degré de compatibilité avec ma banquière...

Desertrose 21/11/2005 21:20

un botte m`a dit:"les chinois sont trop mysterieux que je ne les comprends pas..."

XD

Nacer 18/11/2005 21:14

Et pour ton blog tu pourrais créer le même système ?