Goodbye Xiaobai

Publié le par Hesiem

Xiaobai n’est pas le nom d’un cleps, non non non c’est c’était mon scooter. J’en parle au passé car il a disparu. Il n’a pas été emporté par un typhon et encore moins passé sous les roues d’un camion de l’armée (et heureusement pour moi…). Non, rien de tout ça, pas de mort soudaine, mais une mort lente, certainement laissé à l’abandon je ne sais où, ou éventuellement recyclé par je ne sais qui. C’est par un matin calme du mois de juin qu’il a été séparé de son maître. Il a cessé de rendre ses bons et loyaux services à une intersection du Guijie, victime de l’action coup de poing d’une escouade policière. Ils étaient là… je les avais repéré de loin et j’aurai pu bifurquer au croisement, mais j’étais naïf. Je pensais pouvoir bénéficier de l’immunité habituelle, celle qui permet de rouler partout sans jamais être arrêté, l’immunité du laowai in Beijing. Mais la bonne époque c’est fini et les temps changent à pékin… et oui les JO c’est pour bientôt, avec son cocktail de désagréments et d’interdictions plus ou moins nombreuses.

« Les papiers du véhicule SVP… »

Quoi ??? Ca existe ici ?

« Mais vous avez le permis ??? »

Bah oui  voilà mon permis français… C’est écrit là : 125 CC. Ha mais vous ne voulez pas comprendre…

« Et le casque il est ou ? » Ils vendent des casques en Chine ?

Xiaobai s’est fait embarquer, même pas eu le temps de lui taper la bise… et moi je suis reparti à pied, tout penaud… plus habitué aux trajets express au guidon de ma monture qu’aux embrouilles avec les chauffeurs de taxis.

Depuis il ne reste que les souvenirs… son look Italianooooo avec ses rondeurs et ses chromes, son bruit assourdissant qu’il tenait d’un pot PB racing « Ninka » (haaa les joies du tunning à la chinoise), sa santé fragile et ses allez-retour fréquent chez le garagiste. Ha Xiaobai… que de souvenirs :


Rouler à fond les manettes et avaler plus de poussière en 5 mn qu’en 2 ans de vie à Pékin

Effrayer les pékins marchant sur le bord de la route (Vrrrrrrrrrrrrmmm… Ayaaayoo !!!)

Traverser Pékin d’est en ouest en moins de 20 mn aux heures de pointes

Ramasser une montagne de courses à la sortie du Jingkelong

Se balader cheveux au vent (et à ses risques et périls)

Trimbaler la copine sans avoir à suer comme Contador dans une étape de montagne

etc.
Fini tout ça... depuis je me traîne sur un vélo comme tout le monde.

Hesiem, Pékin (Chine)

Publié dans Spleen

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Nacene blog en Chine 06/09/2007 04:40

là, j'ai peur...le mien tremble à chaque fois qu'il voit une voiture de police ...

Hesiem 23/08/2007 18:24

@ Quelque part en Chine : Plutot que de me souler avec tes messages puant la M---E, n'hésites pas à me dire en face ce que tu souhaites tant me dire caché derrière ton pseudo. Un conseil, si Spleen in Beijing t'empeche de dormir correctement la nuit, va te répandre sur d'autres blogs, tout le monde y trouveras son compte.

gabyu 23/08/2007 02:41

c est vrai j ai un faible pour mettre les trucs lourds sur les guidons. ca a l'avantage dalourdir votre velo, le rendre plus stable a la maniere de ces velos hollandais, tres a la mode a paris jusqu a l'arrivee du velib'le vrai avantage reste la disponibilite immediate de vos provisions et de pouvoir manger en route.

Camillenchine 22/08/2007 10:12

10 kilos ! j'ai pas dit 18 !ben c'est facile, l'eau sur le porte bagage, et le reste dans le panier devant, voir quelques sacs en plus sur les guidons ... rien sur la tête quand même.

Hesiem 19/08/2007 17:32

18kg ??? Faudra que tu m'expliques comment tu fais !!!